Daniel
A Daniel Balavoine
Je n’étais pas une fan de toi
Je ne te connaissais pas
Je n’avais même pas
Un disque de toi chez moi
La seule chose
Qui peut nous lier
A part le fait de chanter
C’est ce même jour de février
Où nous sommes nés
ou....
Pourtant je n’ai pas oublié
Ce triste jour de janvier
Où comme un oiseau foudroyé
Ta vie s’est brisée
Je n’te prends pas
Pour un héros
Mais dans ce monde en chaos
Ta voix et tes mots
Tu sais ça nous tenait chaud
Parmi le grand flot insipide
De tant de tubes
Qui sont vides
Restent éclatés
Ton cri splendide
Ton regard lucide
C’est un chagrin
Pour les humains
De perdre ainsi l’un des siens
Où va l’amour
Vers quel retour
De l’autre côté du jour ?
Tu es passé
Dans l’autre monde
Mais ton âme vagabonde
Sortie de la ronde
Laisse une blessure profonde
Encore résonnent tes révoltes
Lorsque la mort désinvolte
L’intolérance et sa récolte
Sur nous virevoltent
Un peu d’amour
Un peu d’espoir
Gravés au fond des mémoires
Une humble victoire
Et la fin de ton histoire
Quel visionnaire
Ou quel prophète
Saura dire quelle est la dette
Que paye à la vie un poète
Au bout de sa quête ?
C’est un chagrin...
Je n’étais pas une fan de toi
Je ne te connaissais pas
Mais je sais qu’il y’a
Des milliers de gens
Comme moi
Qui non plus n’ont pas oublié
Ce triste jour de janvier
Où comme un oiseau foudroyé
Ta vie s’est brisée . . .
J’ai appris la mort de Daniel
Balavoine par la radio.
J’étais en train de travailler
sur Poussière d’étoile à la
comptine ADN.
Je n’avais pas l’intention
d’écrire une chanson sur lui.
Mais les phrases se sont
imposées,
j’ai dû cesser mon
travail...
et les écrire.
Inédit-
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Peter Kitsch est arrivé un jour
avec une cassette contenant
une musique chewing-gum
-( avec des paroles bidons qui
indiquent juste comment doit
se positionner le texte)-
que David Halliday
destinait à son père
Tout le monde planchait dessus car le disque était
en train de se faire. Mais mon fils n’était pas inspiré...
il
a pensé que je le serai :
Johnny Halliday...
un homme de mon âge...
J’ai
écrit un texte, jamais
parvenu
à son destinataire...
la musique est devenue :
Vivre pour le
meilleur...
David
n’a plus qu’à faire une
seconde
musique !
Je
me suis inspirée pour
l’écrire,
du chef des « répliquants », joué par Ruthger Hauer dans
Blade Runner de Ridley Scot :
Vainqueurs
J’ai vu tant de choses
Incroyables
Sur
cette terre
Des empires
Fiers et
redoutables
Perdre des
guerres
Dans un éclair insoutenable
J’ai vu l’enfer
Et des villes
Sous le feu du Diable
Fondre en poussière
Nous serons vainqueurs
Des haines, du sang
Et
du malheur
Demain
Nous
serons les seigneurs
De LA VIE... DE LA VIE
J’ai vu des pays improbables
Prendre frontières
Des
jardins pousser sur le sable
En
plein désert
Des
hommes
Aux vaisseaux formidables
Quitter
la Terre
Marcher
sur la Lune
Intouchable
Danser
dans l’air
Nous serons vainqueurs
Du temps,
Nous serons voyageurs
Demain
Nous serons les seigneurs
DES ETOILES... DES ETOILES
J’ai
vécu des heures
Admirables
Sous les lumières
J’ai
chanté des mots
Et des fables
J’étais sincère
J’ai
fait des choses discutables
Sous la colère
J’ai bu des nuits interminables
Dans
mes Hivers
Nous serons vainqueurs
Des larmes
Du destin, de la peur
Demain
Nous serons les seigneurs
DE
L’AMOUR... DE L’AMOUR
Inédit- mais déposé SACEM...
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